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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 21:43

 

Chaque matin depuis quelques mois, je conduis ma fille à l'école en voiture . Comme il n’y a pas de place où se garer, je m’arrête devant l’école, elle détache sa ceinture, prend son cartable, m’envoie un bisou (discret devant les copains, cela doit passer inaperçu…) et descend.

 

Ce vendredi là, tout se passe comme d’habitude : Ma fille râle pour se lever, pour s’habiller, pour déjeuner puis se déshabille entièrement dans l’ascenseur en guise de protestation suite à la mise « d’un pull qui pique », traîne les pieds et le cartable parterre comme si elle trimbalait une enclume … Bref un matin normal, habituel …

 

Une fois dans la voiture, elle reprend un  visage humain. Je décide finalement de plus la ramener à la maternité pour vice caché et me promets de pas la déshériter du moins pas tout de suite…On révise les devoirs : « Cela s’écrit comment trente-neuf ? Comment ça, Maîtresse elle écrit trente-neuf tout attaché et treize avec un accent sur le e, tu es sûre de ton coup ?  »

 

Arrivées devant l’école, je m’arrête et demande à Alix de descendre. Malheureusement, elle a beau essayer, impossible de détacher la ceinture. Elle s’énerve dessus mais la ceinture ne bouge pas d’un iota. Je me retourne, essaie à distance de lui donner un coup de main, puis me détache, me retourne complètement et là je cale…Oups, pas grave me dis-je.


Les parents dans la voiture derrière moi s’impatientent un peu et me regardent m’acharner sur la ceinture d’Alix avec exaspération. Quand tout à coup, un klaxon retentit et c’est un long son en continu qui me hurle dans les oreilles. Tous les regards se portent sur nous que ce soit les maîtres depuis l’école, les parents à pied ou bien ceux qui attendent dans leurs voitures pour déposer leurs bambins…J’avise alors le papa dans la grosse voiture derrière moi. Certes, j’ai mis un peu temps, j’ai calé mais cela ne vaut tout de même pas ce concert de klaxons. Je lui jette alors un regard mauvais pendant qu’Alix descend et me remet face à la route. Le bruit s’arrête net et là je réalise qu’en me retournant pour aider ma fille, je m’étais simplement assise sur le klaxon…Autant vous dire, que j’ai redémarré en trombe, regardant droit devant moi et pas très motivée pour venir chercher ma chère enfant le soir à la sortie…ou alors en toute discrétion…

 

 

 

"LE LABYRINTHE DU TEMPS"de MAXIME FERMINE





Voilà un auteur qui ne laisse pas indifférent. Si comme moi, vous aimez vous sentir transporté dans un univers inconnu et vous installer comme si vous y avez vécu toute votre vie, c’est à lire…

 

 Dans « neige » vous sentiez le froid, dans « L’apiculteur » l’odeur et la texture collante du miel vous poursuit pendant des heures et dans « l’opium » vous prenez la route des fumeurs d’opium, vous sentez l’odeur (inconnue en ce qui me concerne, fort, non ?), ressentez la chaleur, vivez dans la forêt…

 

Et puis dans ce labyrinthe, c’est l’image de la solitude…Un naufragé échoue sur île inconnue où le temps se met à faire des carabistouilles… Tous les habitants y sont prisonniers mais notre naufragé arrive avec un mystérieux coffret dont il va percer le mystère au cours du roman…C’est une fable et surtout un petit moment de réflexion.... 


       



 

 



 


 


 



Par Fanfan - Publié dans : bien - Communauté : Lire et vous lire
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 15:36

Quand on sort du milieu étudiant et que l’on se donne à fond dans son premier job, il est difficile de faire des rencontres voire de rencontrer l’homme de sa vie ou un des hommes de sa vie…  Toutefois, le travail vous donne parfois des occasions

 

Il y a très longtemps de cela, j’étais encore jeune et célibataire (c’est au cas où mon mari aurait l’idée saugrenue de lire mon petit blog !), je venais d’être nommée à un poste pour lequel je devais mettre en place une organisation logistique avec notre filiale aux Etats-Unis. De ce fait, j’étais en contact avec de nombreux transporteurs et transitaires.

 

J’avais notamment très fréquemment un certain Monsieur Aster dont la société était à Paris. Nous avons travaillé pratiquement un an ensemble par téléphone sans jamais se rencontrer. Il avait une voix à tomber parterre, chaude et très sensuelle. De plus il était fort drôle et j’avoue avoir plus d’une fois fantasmer sur cette voix …Au bout d’un an, ma curiosité étant légendaire, je lui demande de venir me voir afin de finaliser notre accord (bon d’accord et plus si affinité…). Nous avions badiné (j’adore cette expression surannée) au téléphone, se cherchant un  peu, riant beaucoup fort et faux…

 

J’ai passé un certain temps à me préparer ce fameux jour d’avril, un temps certain même. J’étais impeccable ce qui, si j’en juge encore par les critiques de ma mère 20 ans après, est assez rare. On peut même dire que je joue chaque matin au jeu de l’intrus…En regardant bien, on me trouve forcément une tâche quelque part, un ourlet décousu, un bouton manquant ou un pull à l’envers (ma grande spécialité). Mais là, j’avais fait une inspection générale et j’allais au boulot comme à un premier rendez-vous.

 

A l’heure dite, je passe à l’accueil de la société et quelle ne fut pas ma déception (même si quelque part je m’en doutais) de voir un petit bonhomme pas plus haut que 3 pommes, chauve et grassouillet. Je sais bien que le physique ne fait pas tout mais quand même…Autant vous dire que je fus très pro ce jour-là, une vraie machine à négocier…

 

Bien des années plus tard, quand j’ai lu le livre dont je vais parler, je me suis dit que certain de nos anciens avaient des méthodes plus directes pour  trouver quelqu’un…


 

 « Pourquoi j’ai mangé mon père » de Roy Lewis.


Ceux qui le connaissent me diront que ce livre n’est pas sorti à la dernière saison littéraire mais il reste pour moi une référence qui n’a pris aucune ride si ce n’est celle des zygomatiques…


Roy Lewis était un journaliste et sociologue anglais connu du siècle dernier. Il a sillonné une partie du monde et est venu tard à la littérature. Ce livre bien qu’incroyablement  documenté, est extrêmement drôle. Il vous transporte au temps de la préhistoire dans une famille dont le père est très en avance sur son temps (il a su utiliser le feu et a même proposé  que les frères et sœurs arrêtent de se reproduire entre eux…c’est vous dire !), l’oncle Vania est le réac de la famille, la mère ne vous laissera pas partir sans que vous ayez fini votre éléphant et le fils utilise le gourdin comme moyen efficace   de drague dans la tribu voisine.



Par Fanfan - Publié dans : très bien - Communauté : Lire et vous lire
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 17:55


 

Les fêtes de fin d’année, c’est toujours un peu l’heure des bilans :

 

  • Boulot : je n’avance pas et à plus de 40 ans je n’ai toujours pas de vocation. Je sais déjà que je ne serai ni riche, ni célèbre, ni présidente de la république... Mais je ne désespère pas si j’avais un petit coup de pouce ou un éclair de génie…

 

  • Amour : mon mari n’est pas mal et je n’ai guère envie d’en changer pour l’instant. J’ai eu assez de mal à le trouver…Non, les filles désolée la fourmi n’est pas prêteuse !

 

  • Enfant : malgré les progrès de la science, je crois que j’ai passé la DLV.

 

  • Amitiés : ah, les amis c’est quand même bien et je suis assez contente des miens. Un peu de tout et de tous horizons …. là c’est plutôt bien!

 

  • Maison : on a brulé la nôtre l’année dernière. Je ne vois pas ce que nous pourrions faire de plus original cette année. En trouver une autre ? Pourquoi pas ?

 

  • Santé ; ça va pas trop mal merci

 

  • Bilan : ma fois pas mal mais peut faire mieux.

 

 L’heure des bilans étant terminée, que va-t-on se prévoir pour 2009? Dans ces cas là, je ne réfléchis pas, je vais chez Ikea dépenser mes sous  à plein de choses qui ne serviront pas tels la pelle à tarte en forme de gruyère, le lampadaire hyper design mais que l’on mettra deux heures à monter, deux lampes dont une sans abat jour (j’ai oublié) et un raton laveur en peluche, Prévert oblige. Sinon, je vais faire un tour dans une librairie et je repars heureuse (le libraire aussi !) et très chargée .D’autres, plus dépressifs se rendront au "magasin des suicides"…

 

 

LE MAGASIN DES SUICIDES - POCKET

 


C’est délicieusement farfelu et amateurs de dérision vous ne serez pas déçus. Jean Teulé nous propose une visite dans une échoppe où à défaut de réussir votre vie on vous propose de réussir votre mort. On y vend depuis de nombreuses générations tout le matériel nécessaire pour mettre fin à ses jours avec succès dans une atmosphère morbide et triste. Les propriétaires ne s’attendaient pas à être bousculés par leur petit dernier qui va faire surgir un adversaire impitoyable dans leur magasin : la joie de vivre.


Dans le même esprit, je vous recommande "Petits suicides entre amis" d'Arto Paasilinna.Un homme décide de mettre une petite annonce à destination des gens ,comme lui, qui veulent se suicider. Contre toute attente, une foule de depressifs lui répondent et il décide de les faire se rencontrer. A l'issue de cette soirée, tous les suicidaires décident de louer un bus et de voyager un peu avant la date fatidique du suicide collectif...Je vous laisse découvrir la suite!



Par Fanfan - Publié dans : bien - Communauté : Lire et vous lire
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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 15:09

CONCOURS DE SUPER MAMAN…

 

A l’occasion des fêtes, les parents d’élèves ont organisé une vente de gâteaux et une chorale à laquelle aucune super maman ne peut se soustraire….

 

Je ne suis pas une de ces mamans, toujours au fait des événements scolaires, organisée, participative et qui fait de bons gâteaux… Les miens, même les chiens n’en veulent pas et je les comprends…Je fais donc le minimum pour que mes enfants soient intégrés et leur maman pas trop montrée du doigt.

 

A la sortie de l'école, j’ai un sac rempli de gobelets et de serviettes en papier (cela ne se mange pas mais je participe!) et demande faiblement à une des ces super mamans que tout le monde, inter planétairement, connaît dans l’école, si je peux me rendre utile… Malheur, qu’ai-je fait ! En un rien de temps, me voilà affublée d’un rouleau de nappe en papier de 2m de long, 20 kg au bas mot qu’il me faut apporter au plus vite sur la place pour préparer le buffet. Là-dessus ma fille arrive chargée avec un cartable rempli à ras bord des œuvres artistiques du trimestre. Elle est énervée et fatiguée, me tend le cartable (c’est vrai, je peux encore le tenir entre les dents, puisque toutes mes mains sont prises cf. gobelets et nappe en papier) et me déclare que pour rien au monde, elle ne veut aller chanter ce soir….

 

Je pars donc jusqu’à ma voiture en pleine négociation, chargée comme une mule, transpirante malgré le froid du mois de décembre…J’enfourne le rouleau, le sac de gobelets, le cartable (elle a mis une enclume, c’est sûr !), la gamine et le bonnet qui est tombé dans le caniveau…

 

Je me dépêche, on m’attend sur la place ! Bien sûr, je suis sur les quais en sens unique et je dois faire demi-tour alors que la circulation s’avère déjà dense. Je connais le quartier comme ma poche, j’emprunte une petite rue parallèle au quai pour pouvoir revenir ensuite sur mes pas jusqu’à la fameuse place.


Mais, là, horreur ! Un énorme camion benne manœuvre et un ouvrier me fait signe de

m’avancer un plus loin… Merci beaucoup M’sieur maintenant, je suis en sens interdit en train de faire un demi tour dans une rue où ma grand mère corpulente n’aurait pu se retourner! Le temps passe, je fulmine. J’arrive à me remettre dans le bon sens et me voilà de nouveau coincée derrière le camion benne. J’enrage, ma fille Alix hurle qu’elle ne veut pas chanter et la température voisine les 2000° dans la voiture…. J’attends de longues, très longues minutes derrière le camion benne qui lui, prend tout son temps. Ils n’ont pas chorale, eux, cela se voit. Je transpire, je m’énerve et finalement reprends le chemin de place après presque une demi-heure pour faire 150m. J’arrive en sueur, me gare en vrac et descends la fameuse nappe… Le buffet est déjà prêt. Les super mamans me regardent l’air mauvais. Trop tard,  on a du se passer de la nappe…

 

Super mamans : 1

Maman d’Alix : 0



Où on va papa ? Jean-Louis Fournier - Stock


Jean-Louis Fournier, acolyte de Pierre Desproges, par deux fois, a vu le ciel lui tomber sur la tête. Père de deux enfants handicapés, il raconte avec beaucoup d’humour et de souffrance contenue, le quotidien de ses deux fils "qui ont de la paille dans la tête".

 

« Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement...


Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux... Nous n’avons pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien... »

 

On en pleure de rire comme on en rit d’en pleurer. Un livre qui se lit d’un trait ,sourire aux lèvres et larmes dans les yeux.

 

Par Fanfan - Publié dans : très bien - Communauté : Lire et vous lire
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 16:18

A L' APPROCHE DE NOËL

Ce matin, TGV direction Paris, 1ere classe. Tout n'est que calme luxe et volupté. Pas un bruit, malgré l'heure de pointe...


Je repère ma place, seule au milieu des costumes croisés et des valises de bonne facture. Pas un enfant criard, ni une odeur d'oeuf ou de banane. Je m'assois donc sûre d'un voyage avec un petit somme à la clé...


Au bout de cinq minutes, un homme, la cinquantaine avancée prend place devant moi. Pas très beau, un peu poussiéreux, la mèche en bataille sur un crane visiblement déserté depuis un moment. Je ferme doucement les yeux, prête pour un voyage au pays de Morphée.


Quand soudain, mon œil inquisiteur, s'arrête brutalement interloqué sur l'inconnu en face moi et plus précisément son nez, qu'il a fort d'ailleurs. Mon souffle se fige quand je le vois pour la deuxième fois consécutive mettre frénétiquement son doigt vengeur dans une de ces cavités nasales, tel un mineur de fond à la recherche d'une pépite non répertoriée par les joaillers. Mais cela ne s'arrête pas là. Le doigt rallie ses copains et les voilà nombreux à explorer cette forêt visiblement plus visitée que le Mont Saint Michel en été.


Dix minutes après, le manège n'est toujours pas terminé et j'en viens à regretter le môme braillard et l'odeur du sandwich pain beurre œuf dur. Ce nez devient le point de convergence de tous les regards et je commence à imaginer la petite pancarte qui ferait fureur sur cet appendice: "Chasse gardée" (mais pas interdit d'entrer visiblement...; "propriété privée"; "lavage des tubes".


Si au moins il avait eut l'audace de le décorer ce nez. Quelques boules rouges et une guirlande, cela aurait été de saison mais... J'avais oublié mon livre dans ma valise coincé entre le monsieur distingué et la dame qui ne doit pas être commode. Si j'avais eu mon bouquin, j'aurais eu un bon moment alors que là...


 

 

SAUVER NOEL de Romain Sardou - Pocket

Pour la première fois en 1853, Les enfant ont été invités à écrire à un illustre inconnu, le père Noël. Au matin du 25 décembre, à la stupeur de tous, chacun retrouve l’objet de leur missive au pied du sapin. Les journaux en font la une hésitant entre canular et miracle.

 

L’année suivante, les enfants ont fignolé leur travaux d’écriture et attendent avec impatience un nouveau miracle mais quelle ne fut pas leur déception quand leurs chaussures s’avèrent désespérément vides et le sapin complément dégarni.



Alors que la majorité pleure ce non  événement, la fête bat son plein dans la maison voisine de Mrs Gloria Pickwick, gouvernante irréprochable d’un respectable Lord londonien. Celle-ci, intriguée, va mener l’enquête et se retrouver au cœur d’une formidable aventure. Entre Dieu et Diable, elle n’aura plus qu’un seul but sauver noël et son bienfaiteur le Père Noël.

 

C’est simple, drôle et bien écrit. Cela vous entraine dans un monde magique où la truculente Mrs Pickwick ne cesse de vous surprendre. Un bon moment pour ces fêtes…


Par Françoise BOSCHER - Publié dans : bien
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